Valérie, décrivez-nous votre parcours
J'ai découvert le travail de la terre en m'initiant au modelage, pendant plusieurs années, dans un atelier de potier en région parisienne. Puis à mon arrivée dans l'Oise, il y a 30 ans, j'ai décidé d'en faire mon métier et d'entamer une reconversion professionnelle. Je me suis alors formée à l'École d'art du Beauvaisis en tournage et en émaillage. Il y a une dizaine d'années, j'ai souhaité approfondir ma pratique du modelage en me formant à l'École des arts appliqués Duperré à Paris. Ce parcours m'a permis de développer différentes approches de la terre et de la sculpture en enrichissant ma pratique artistique.
Vous êtes connue en tant que céramiste, qu'est ce qui vous a orientée vers la sculpture ?
Le modelage a été ma première approche du travail de la terre. A un moment de mon parcours, j'avais envie d'approfondir ma pratique initiale en particulier à travers le modèle vivant. C'est ce qui m'a amenée à me former à l'École des arts appliqués à Paris, il y a une dizaine d'années. J'avais envie d'aller plus loin dans l'observation du corps, dans la compréhension des volumes et dans le travail des formes. Le travail de sculpture est un prolongement de mon parcours avec un regard et une expérience enrichie au fil des années.
Qu'est-ce qui vous inspire ?
Mon atelier est installé en lisière de forêt dans un environnement qui nourrit ma créativité. Je ramasse ce qu'elle dépose : graines, feuilles, fragments de bois, de pierre que je garde, parfois longtemps, avant qu'ils ne réveillent une idée. J'utilise ces éléments en estampage ou simplement comme déclencheurs de formes.
Je photographie aussi, des détails croisés ici ou ailleurs, la lumière, les textures, les traces.
Chaque pièce est façonnée à la main dans mon atelier à Coye la Forêt entre silence des arbres et murmure de la terre.












