Vous allez exposer en septembre chez Les inspirés des céramiques très proches de l’univers graffiti. Parlez-nous de votre parcours pour arriver aujourd’hui jusqu’à ces pièces si originales ?
J'ai découvert le graffiti vers l'âge de 8 ans grâce à un cousin que j'admirais beaucoup, après l'avoir vu réaliser un graphe près de chez lui. À partir de ce moment-là, j'ai passé mon temps à dessiner sur papier et à photographier tous les graffitis qui me plaisaient.
Des années plus tard, c'est en accompagnant ma femme à un cours de poterie que j'ai découvert la céramique. Ça a été un vrai coup de cœur : j'ai commencé à façonner mes premières pièces dans notre cuisine à Paris.
La rencontre entre la culture graffiti et le travail de la terre s'est faite tout naturellement.
Pourquoi avoir choisi la céramique pour vous exprimer ?
La céramique m'offre une troisième dimension que le mur ou le papier n'ont pas.
C’est une matière vivante qui impose de la patience, ce qui contraste avec la rapidité du graffiti.
En découpant et en sculptant les vases, je peux figer la dynamique de la lettre dans le volume de la terre et transformer un objet du quotidien en sculpture.
Qu’est-ce qui vous inspire ?
La rue, la typographie, la forme de la lettre et la matière brute.
Je suis particulièrement inspiré par le dialogue entre ces deux mondes : l'énergie brute de la culture urbaine d'un côté, et la tradition de la céramique de l'autre.














